Maître Edmond MBOKOLO ELIMA - La nouvelle citoyenneté face à la jeune estudiantine.Analyse et perspectives

 
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LA CAPACITE COMMERCIALE DES INCAPABLES EN DROIT OHADA: CAS DU MINEUR
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RAPPORT DE STAGE EFFECTUE A LA RADIO DE L’EGLISE DU CHRIST AU CONGO ECC Kinshasa DU 22 MARS au 21 MAI 2016
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La nouvelle citoyenneté face à la jeune estudiantine.Analyse et perspectives
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 Thème : « La nouvelle citoyenneté face à la jeunesse estudiantine. Analyse et perspectives »


INTRODUCTION

D’entrée de jeu, la citoyenneté constitue à vrai dire, la qualité d’un citoyen jouissant de l’ensemble de ses droits civiques dans un Etat ou dans une communauté politique donnée. Elle demeure aujourd’hui un principe d’une extrême importance. Elle implique des droits et des devoirs.

Par ailleurs, l’initiative à la nouvelle citoyenneté, en plus d’être un état d’esprit, est un fondamental incontournable dans la mise en marche de la révolution de la modernité. Il s’agit en fait de promouvoir dans l’opinion nationale le dépassement de la notion simple d’esprit civique pour celle d’un civisme intégral qui ne sera pas purement théorique mais impliquera un intérêt qui vient de marquer pour beaucoup d’entre nous pour les affaires de l’Etat.

De ce fait, le concept de la nouvelle citoyenneté consacre donc la découverte ou l’invention d’idées neuves susceptibles d’enrichir le débat social ainsi que le développement culturel ou personnel indispensable à la révolution de la modernité.

Autrement dit, la nouvelle citoyenneté est une conception libérale et démocratique de la responsabilité publique qui vient compléter la théorie classique du service public.

Ainsi donc, hormis cette brève introduction, la présente étude est axée sur deux points essentiels, traitant respectivement de l’analyse de la nouvelle citoyenne face à la jeunesse estudiantine (I), et des perspectives d’avenir pour la promotion de la nouvelle citoyenneté (II), et enfin une conclusion viendra parfaire cette rédaction.

I. ALALYSE DE LA NOUVELLE CITOYENNETE FACE A LA JEUNESSE ESTUDIANTINE

Nul n’ignore que la jeunesse estudiantine est l’élite de demain, porteur et praticien de l’initiative de  la nouvelle citoyenneté. Cette dernière est une majeure innovation qu’a apportée notre gouvernement issu des élections du 28/11/2011, qui vise essentiellement à lutter contre les anti-valeurs. C’est pour réaliser ce que le commun des congolais appelle de « changement de mentalité ».

A vrai dire, l’initiative à la nouvelle citoyenneté annoncée par les dirigeants de notre pays veut que l’homme soit la première ressource dont dispose la nation congolaise. Il s’agit d’atteindre l’objectif du formatage de l’homme congolais pour rendre compatible avec les objectifs ou la révolution de la modernité.

En effet, tout le combat consiste à faire en sorte que les congolais vivant dans une société qui respecte les normes, qui incarnent les valeurs, qui se conforment aux standards et possède des repères.

Ceci étant dit, la nouvelle citoyenneté face à la jeunesse estudiantine constitue un casse-tête pour cette dernière d’une part. En effet, la jeunesse estudiantine se lance toujours dans des pratiques qualifiées d’anti-valeurs au niveau de la communauté universitaire. Les bonnes mœurs se traduisent par la corruption avérée, la tricherie réitérée, la prostitution pour la réussite, etc… Or cette jeunesse ne parvient pas à changer ses mentalités. Elle oublie que l’avenir que compte la nation congolaise leur appartient. Les jeunes d’aujourd’hui sont les dirigeants de demain. Mais ils n’incarnent pas le changement des mentalités. La jeunesse d’aujourd’hui demeure celle d’hier, de l’ancienne citoyenneté possédant seulement les droits mais ignorant les devoirs et abandonnant de lutter pour les affaires collectives, le RES PUBLICA (chose publique, les affaires de l’Etat), mais loin d’être une jeunesse de la nouvelle citoyenneté qui prône l’état d’esprit et le délaissement des anti-valeurs.

La corruption étant l’apanage  de cette jeunesse, elle continue à perdre même le niveau scientifique (le niveau est au rabais) attendu en sa qualité d’élite de demain pour la nation congolaise. D’autres mécanismes caractérisent l’échec du changement des mentalités par cette fameuse jeunesse, particulièrement celui qui froisse les jeunes filles étudiantes, qui se livrent et se laissent à la merci des enseignants et se confie d’être une condition sine qua non (nécessaire) pour passer des classes, aller dans une promotion supérieure. C’est ce que l’ancien ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, Professeur MASHAKO qualifiait des « points sexuellement transmissibles ».

D’autre part, la jeunesse estudiantine sait que, être citoyen, c’est avoir des droits politiques, civils, économiques et sociaux. Et chaque citoyen est détenteur d’une parcelle de la souveraineté. En plus, être citoyen, c’est avoir des droits mais aussi des devoirs. Cela implique, les droits de l’étudiant découlant de sa participation à la vie politique et face à l’Etat. Il contribue à l’élaboration des lois tout en votant leurs représentants et en contre partie, il a l’obligation de se plier à ces mêmes lois, qui expriment la volonté collective et non les intérêts de chacun en particulier.

Dans l’autre hypothèse, la nouvelle citoyenneté constitue une avancée significative pour la jeunesse estudiantine, du fait que celle-ci montre à suffisance qu’à l’heure actuelle, les étudiants participent à la vie politique et obéissent toujours aux lois. Cette jeunesse, commence à savoir que, l’avenir du Congo est entre  ses mains, et elle le porteur de bonheur au travers ses études pour le peuple congolais. Cette jeunesse sert à tout moment d’un bon responsable modèle pour le fonctionnement de sa société dans laquelle il vit. Elle remet en question toute la jeunesse car elle est le principal acteur du présent et l’architecture de l’avenir. La nouvelle citoyenneté a apporté à la communauté estudiantine l’amour du prochain, et de la patrie, c’est-à-dire une participation effective de l’étudiant à la vie de la cité.

En clair, le premier acte de la jeunesse estudiantine face à la nouvelle citoyenneté, est qu’il se reconnait en tant que tel, c’est-à-dire se considère comme un individu vivant nécessairement dans une communauté qui lui est supérieure et vis-à-vis de laquelle a des obligations et les droits, et de respecter les droits des autres citoyens. Cette jeunesse respecte non seulement les lois de la République, les biens publics et privés, mais surtout, participe aux dépenses publiques en payent ses impôts et ses taxes, s’imprégnant aussi à la participation de la défense du pays, car il  y a certains étudiants qui s’adhérent dans l’armée congolaise.

Ainsi donc, la jeunesse estudiantine comprend que la nouvelle citoyenneté est un soubassement moral qui joue un rôle d’un gendarme interne ou une manifestation d’une entité commune avec une particularité qui engage l’amour du prochain que les étudiants traduisent en actes de manière correcte.

Le concept de la nouvelle citoyenneté implique le fait pour la jeunesse estudiantine de se dépouiller du vieil homme qui sommeille dans notre univers mental pour endosser des attitudes et comportements positifs, porteurs d’espoir, d’altruisme, de patriotisme et de solidarité.

En plus, la nouvelle citoyenneté pour la communauté estudiantine est une citoyenneté considérée pour donner au Congo un moyen efficace de contrer les multiples tentatives externes de déstabilisation qui ont souvent bénéficié de l’inconséquence politique de certains compatriotes.

L’étudiant et l’étudiante congolais, sont en train de se familiariser avec la saine pratique de promotion active de leurs droits fondamentaux quand bien même que la notion de la nouvelle citoyenne semble paraitre nouvelle et un casse-tête. A cela, nous trouvons utiles de faire des propositions.

 II. PERSPECTIVES D’AVENIR

L’initiative à la nouvelle citoyenneté est un concept qui devra permettre aux étudiants que nous sommes, la notion révolutionnaire de la modernité, de devenir des individus liés à leur Etat et non plus seulement à son parti politique, concilier avec sa nation.

La jeunesse estudiantine, grande portion de la population congolaise, doit se battre pour la campagne active de la refondation mentale de l’Eta congolais, axée justement sur sept fondements de l’éthique de cette nouvelle initiative, dont : l’amour de la patrie, le sens de la responsabilité, l’honnêteté et l’intégrité morale, le travail bien fait, le caractère sacré de la vie humaine, le respect de la chose publique et la participation publique.

Nous suggérons en outre que l’étudiant, l’élite du pays, la RDC a besoin des citoyens responsables et non de la nouvelle citoyenneté. Ainsi, il doit manifester dans la vie citoyenne, l’égalité, le respecte de l’Etat de droits, la liberté privée que publique, la solidarité, le patriotisme, la tolérance, la culture de payer l’impôt, l’acceptation de la diversité culturelle, ouverture aux autres, le respect du bien public.

Ainsi donc, pour parvenir à une nouvelle citoyenneté, la jeunesse estudiantine doit bannir certaines valeurs contraires à un bon citoyen, notamment la corruption aux universités, la prostitution pour la réussite, la tricherie, etc… ainsi que l’intolérance, le tribalisme, l’incivisme, les dénonciations calomnieuses et les diffamations, les violences, les divisions et les discriminations, les atteintes à la vie privée, les bruits, etc…

Enfin, de la part de l’Etat, qu’il puisse mettre en place des mécanismes ou structures efficaces et capables de relancer  l’initiative de la nouvelle citoyenneté, notamment dans les Etablissements d’enseignement supérieur, pour la consolidation et la formation complète de l’élite de demain.

CONCLUSION

Au terme de cette dissertation scientifique qui est centrée sur « la nouvelle citoyenneté face à la jeunesse estudiantine. Analyse et perspectives ». Nous nous sentons dans l’obligation de dire en quelques mots ce qui a constitué sa teneur.

Ainsi, l’initiative à la nouvelle citoyenneté consacre la réconciliation du peuple congolais avec l’importance et la valorisation de ses différences politiques, philosophiques ou religieuses. Elle implique donc la découverte ou l’invention d’idées neuves susceptibles d’enrichir le débat social aussi que le développement culturel ou personnel  indispensable à la révolution de la modernité.

Il s’agit non pas seulement d’une citoyenneté purement représentative et attachée exclusivement à l’exercice du droit de vote et à la nationalité. Il s’agira désormais de prêcher aux étudiants sans distinctions, l’idée d’une nouvelle citoyenneté participative et collective, liée à une implication effective dans sa vie locale et nationale, dans l’espace de sa cité.

Toutefois, nous avons constaté que la nouvelle citoyenneté est mise en cause par certaines pratiques des étudiants telles que la corruption, la tricherie et la prostitution.

Mais hélas, le changement des mentalités constitue à l’heure de la nouvelle citoyenneté un blocus inévitable pour la jeunesse estudiantine consciente du Congo de demain. Donc, l’étudiant l’espoir de demain, doit incarner non seulement ses droits civils, politiques, économiques et sociaux mais aussi et surtout l’esprit de la promotion collective de la démocratie et de sa patrie, car  la citoyenneté est un soubassement moral qui joue un rôle d’un gendarme interne ou une manifestation d’une identité commune.

Bref, pour que la nouvelle citoyenneté réussisse, les étudiants doivent se mettre et cela, loin des comportements jugés d’anti-valeurs et incarnés la notion de la modernité.


 
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